Vous lisez la Soupape créative du Mocko ! Chaque vendredi, on ouvre la soupape pour relâcher la pression, faire circuler les idées et l’inspiration !
Hello !
Tout d’abord, je te souhaite une excellente année 2026, pleine de créativité (obviously) et de rêves qui se concrétisent !
J’ai un peu l’impression de t’inviter à la maison en t’accueillant sur mon propre site.
Il me reste encore quelques petits trucs à peaufiner mais bon, le gros œuvre est fait ! Je viens de poser mes cartons quoi !

Après avoir mangé des bilans de fin d’année partout, je me suis posée 2 secondes, face à mon carnet… et voici mon bilan 2025 !
Haha. Non.
Cependant, cela m’a fait me rendre compte du contraste qu’il y a souvent entre erreurs et succès.
Sur les réseaux, peu montrent leurs galères car ce n’est pas « vendeur », encore moins pour notre ego. Par contre, mettre en scène tes réussites basées sur des « K » (et pas celui du Mocko, celui de la grosse moula), là, y a du monde !

Finalement, on se retrouve toujours avec cette asymétrie toxique : « le succès des influenceurs/entrepreneurs » VS nos galères solo.
Là, je parle entrepreneuriat, mais cela fonctionne dans toutes les sphères : le/la créative hyperactive qui fait une rétrospective de l’année avec ses meilleures créas alors que toi tu n’as pas sorti un pinceau de l’année… et j’en passe !
Est-ce que ces personnes devraient ne RIEN partager ?
Non. Car elles ont raison d’être fières d’elles et de célébrer leurs réussites.
Et, je pense que tu le sais, elles ont sans doute eu des galères elles aussi !

Chaque personne a sa propre définition du succès, qui n’est pas la même que son voisin. Et qui parfois ne se quantifie pas ou n’entre pas dans un objectif SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réalisable, Temporellement défini).
Je me rappelle qu’il y a 10 ans, ma vision du succès était : un article dans la presse locale.
Ouais, j’avais besoin de reconnaissance et je pense que je voyais cela comme LE sommet à atteindre.
Je l’ai eu… et après ? Ben rien de spécial.
En gros, il y a une validation, tu vas dans la bonne direction.
Aujourd’hui, je préfère mesurer mes succès en « apprentissages » et c’est mon échelle préférée !
Déjà car j’adore apprendre et aussi car je la trouve puissante et positive.
Et inversement, ce que je qualifie d’échec, c’est quand quelque chose ne m’a servi strictement à rien, et où je n’ai rien appris (payer une formation pour du vent, par exemple).
Et franchement, c’est assez rare !
Pour moi l’échec a quelque chose d’irrévocable : c’est trop tard. TU AS ÉCHOUÉ.
L’erreur… bah tu évites de la refaire (genre oublier de sauvegarder un doc important ou ne pas faire un BAT par excès de confiance et avoir le client qui te signale une faute de frappe sur la couverture… true story).
Bon, tu vois où je veux en venir. Tu t’es trompé et ce n’est pas grave car tu as osé !
Souvent le succès « passe » alors que l’erreur t’enseigne souvent quelque chose que tu utilises encore aujourd’hui (Ctrl+S, Ctrl+S, Ctrl+SSSSSS).
Faire des erreurs, c’est humain. (tiens, ça me rappelle une citation latine : « Errare humanum est, perseverare diabolicum » qui signifie « L’erreur est humaine, persévérer [dans son erreur] est diabolique ». Elle est parfois attribuée à Sénèque, mais elle existait antérieurement apparemment.)
Les erreurs (tant que tu n’insistes pas, comme le dit Sénèque) sont surtout la preuve que tu es en mouvement.
Et donc, tu n’es pas nul·le ! Tu es en train de créer… et c’est beau !
Petit disclaimer cependant…
Je te l’avoue, j’en ai foiré un paquet des trucs : de la recette de cuisine revue façon « secret sauce » à l’auto-sabotage pour me confirmer que j’avais raison de ne pas le faire (car ça fait peur).
Où est l’erreur ? Je ramasse les copies dans 2 h.
Alors, peut-être que ce n’est pas la majorité des gens, mais je me retourne rarement sur ce qui a marché. Je ne me pose pas de question.
Ça fonctionne, c’est cool. Voire on attribue ça à la chance. C’est facile, la chance, comme ça on y est pour rien. Ce n’est pas grâce à nous, non.
Alors que quand quelque chose ne fonctionne pas, ce n’est pas la malchance ou le mauvais œil, c’est NOTRE faute et on se triture les neurones pour trouver une solution. L’erreur force la réflexion et l’ajustement.
Alors, juste, si dans les deux cas on pouvait simplement se poser objectivement et sans jugement ?
Parler de ses erreurs peut donner l’impression de se plaindre alors que c’est tout l’inverse. En partageant les erreurs que tu caches, tu peux rendre service à d’autres qui pensent être seul·es à galérer !
Chaque fois que tu te plantes, c’est un acte altruiste… d’abnégation même ! haha

Le wabi sabi est un concept esthétique et spirituel japonais qui célèbre la beauté de l’imperfection, de l’impermanence et de l’incomplétude. Là où la culture occidentale cherche la perfection et la régularité, le Wabi Sabi trouve de l’élégance dans l’asymétrie, les traces du temps qui passe, et les formes inachevées. C’est une philosophie qui dit : les fissures, les irrégularités, les marques d’usure ne sont pas des défauts à cacher, mais des preuves d’authenticité qui rendent les choses plus belles. Appliqué à la créativité, le Wabi Sabi libère du perfectionnisme en rappelant que chaque création est temporaire, imparfaite, et en constante évolution. C’est accepter que ton travail ne sera jamais « fini » ou « parfait », et que c’est exactement ce qui le rend vivant.
Chaque semaine , je vous propose un mini défi pour sortir de la routine et stimuler la créativité.
En y réfléchissant, dans mon carnet, j’ai une page dédiée à mes victoires mais je n’ai rien pour ce que j’ai appris de mes erreurs. Pourtant, le « pivot » en entrepreneuriat n’est pas un concept récent. Cette semaine, on change de regard sur nos erreurs !
Crée une page dans ton carnet ou ton Notion dédiée à tes erreurs.
Note la date puis pose-toi 3 questions :
À la fin de l’exercice, ajoute un rappel dans ton agenda pour le relire dans 3 mois.
Alors ?
J’espère que cette nouvelle édition du Mocko (à la maison) t’a plu !
Et que tu es prêt·e pour bien te planter en 2026.
Bon, je déconne, mais j’imagine que tu as saisi l’idée. 😉
Je te souhaite une année pleine d’apprentissages… qui deviendront tes réussites !
