L’art de commencer avant d’être prêt·e

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Nadine M.

Vous lisez la Soupape créative du Mocko ! Chaque vendredi, on ouvre la soupape pour relâcher la pression, faire circuler les idées et l’inspiration !

Hello,

J’espère que tu vas bien ! Moi, c’est de nouveau les fameuses montagnes russes de l’entrepreneuriat de mon côté (si elles ne pouvaient être qu’un mythe, cela m’arrangerait bien !).

J’avance bien… tout en étant envahie de pensées bien bien nulles par moment !

dame âgée qui dit "petite merde"
C’est pas très gentil ça madame…

Hier, je coworkais avec la fabuleuse Anne Bezon, coach en écriture pour entrepreneur.es, en lui disant que je souhaitais lancer mon offre pour le 15 février.

« – Et il te manque quoi ?

– Une belle page de lancement en pixel art trop stylée et cohérente avec mon image.

– Tu n’en as pas vraiment besoin pour tester ton offre, tu fais de la procrastination active là…

– Toucheeeeey !

Je remarque que c’est mon schéma habituel : comme je me sens en sécurité en faisant des sites web chez moi — en plus ça m’éclate — je m’y plonge volontiers avec entrain !

Je fais quelque chose de CONCRET mais qui ne me fait pas vraiment avancer… car QUI connait ce que je propose ? (Commercialement parlant, j’entends ! La soupape ne compte pas, là)

C’est donc tout naturellement qu’après mon édition sur le « mythe du bon moment », je vais parler aujourd’hui de l’Art de commencer AVANT d’être prêt.

Et c’est un peu aussi pour me bouger les fesses que j’ai choisi de mettre des mots dessus.

Temps de lecture : 8 minutes



« Je commencerai quand je serai prêt·e. »

Quand je vous parlais du mythe du bon moment, je vous parlais des « quand » qui paralysent.

« Quand j’aurai ma landing page »

« Quand j’aurai ma stratégie de contenu pour les 6 prochains mois »

« Quand mon portfolio sera à jour avec des dessins que je n’ai même pas encore commencés. »

Attention, re-disclaimer (comme la fois précédente) : parfois ce n’est clairement PAS le moment, car nous n’avons pas la maîtrise sur TOUT (j’y reviens plus tard).

Mais, vraiment, ça veut dire quoi « être prêt·e » ?

Bref, je parle évidemment de la fameuse procrastination active qui fait que l’on passe notre temps disponible sur ce qui ne fait pas avancer le bouzin — ou alors juste un chouilla — et donne l’impression désagréable de brasser de l’air…

Eh ouais, je ne suis pas du genre à procrastiner en faisant le ménage (dommage, en y repensant, haha) ou devant YouTube, mais bien en étant devant l’ordi sur le projet en question…

La moralité, c’est que si j’attends encore d’être prête, ben dans 6 mois j’y suis encore. Oui, je doute. Oui, ça fait peur… finalement comme toutes les premières fois !


La clarté vient EN faisant, pas avant

Le chemin, tu le fantasmes : les embûches que tu pourras trouver sur ta route ou les rencontres que tu feras. Tous les « Et si » que tu essayes de prévoir en amont, pour être vraiment prêt·e.

Verglas et GROS obstacle…

Le problème ? La route est floue. Et c’est l’action qui amène la clarté.

Pense aux sportives et sportifs de haut niveau, ils sont prêt·es après s’être entraîné·es longuement en amont de leur compétition. Et ils ne pouvaient pas atteindre leur objectif dès le premier jour d’entrainement.

Cette métaphore vaut aussi pour les artistes : on n’apprend pas à exceller dans une technique du jour au lendemain ou à jouer l’été de Vivaldi au violon en une année de cours.

Être prêt, c’est un processus, pas un cap à passer.

Tu ne peux pas avoir toutes les réponses à l’avance, c’est normal.

Cependant, en réalisant de petites actions — comme un entraînement — les fameux « petits pas », tu pourras gravir ta montagne et avancer sur un chemin éclairé (manque plus que les arc-en-ciels et on est bon !).

En attendant d’être prêt·e, tu te prives de l’expérience qui te rendrait prêt·e, ce serait dommage non ?

Commencer avant d’être prêt·e, c’est accepter de découvrir les réponses en chemin. C’est finalement ça aussi, la créativité. 🙂

Ce n’est pas appliquer un plan parfait. C’est explorer, tester, ajuster. Encore et encore. (note à moi-même)


Ok, mais j’ai toujours peuuuur !

Peur de passer pour un·e amateur·e (et alors ?)

Scoop : tu ES amateur·e au début de quelque chose de nouveau

Tu as peur de passer pour quelqu’un de pas assez compétent/pro ?

Oui, tu vas commencer en débutant·e. Et alors ? C’est le seul chemin pour devenir pro. Il n’y a pas de raccourci. Personne ne naît « expert·e ».

Tout le monde commence quelque part, souvent avec les mains qui tremblent et une petite voix dans la tête qui te dit de ne pas le faire !

Alors, au contraire, il faut réaliser que c’est déjà chouette de se lancer ! Et c’est beau, toutes ces futures opportunités qui s’offrent à toi et toutes ces nouvelles compétences à acquérir !

Cela me fait penser au slogan dans la pub du loto : Tous les gagnants ont joué au moins une fois (un truc du genre).

J’ai envie de le mettre à la sauce Mocko : Toutes les personnes que tu admires ont « commencé » un jour. 🙂

Le brouillon, ton sauveur

La semaine dernière, je te parlais du brouillon qui se doit d’être moche… J’ai même envie de dire aujourd’hui : la première version de ton projet DOIT être imparfaite.

Commencer, c’est aussi accepter de faire une première version « moche » voire bancale. Une version que tu publies en ayant un peu honte de la montrer, en grimaçant un peu (si, si… tu vois de quelle grimace je parle).

Et c’est OK ! Cette version, elle éclaire le chemin et te sert à apprendre (et pas à impressionner les autres). Tu ajustes APRÈS.

Mieux vaut une V1 moche qui existe qu’une version parfaite imaginaire.

(Voilà, c’est le moment où je viens officiellement de jeter la landing page de mon offre à la poubelle pour créer quelque chose qui a vraiment du sens avec mon objectif.)

hin hin

Identifie ce qui te manque (vraiment).

Alors, soyons concrets. Qu’est-ce qui te manque VRAIMENT pour commencer ?

Une compétence ? Est-elle vraiment indispensable pour commencer ? Peux-tu apprendre en faisant ? Quelles sont les solutions qui s’offrent à toi pour acquérir cette compétence ?

Du temps ou de l’argent ? OK, ce sont des contraintes réelles sur lesquelles tu n’as pas forcément de prise. Mais demande-toi : est-ce que je ne possède pas déjà de quoi réaliser une toute mini-version ou un minuscule pas vers mon objectif ? Qu’est-ce qui te manque VRAIMENT pour commencer ?

Par exemple, j’ai eu pour objectif « apprendre à jouer du violon », il y a 4 ans. Ma mini version pour l’atteindre a été de commencer par louer un violon d’étude à 10€ par mois chez un luthier et regarder des tutos. Je me suis aperçue que j’étais incapable d’apprendre par moi-même, je me suis alors inscrite à l’école de musique municipale dès la rentrée scolaire (oui, avec les enfants…).

Cette semaine, on arrête d’attendre d’être prêt·e. On commence moche, imparfait·e, avec la trouille au ventre. Et on verra bien.


Le défi créatif de la semaine

Chaque semaine , je vous propose un mini défi pour sortir de la routine et stimuler la créativité.

Cette semaine, j’ai décidé de t’aider à « commencer ». Le défi est en 3 étapes :

1. La liste des manques

Prends un objectif que tu repousses parce que tu n’es « pas prêt·e ». Liste tout ce qui te manque selon toi.

Pour chaque élément, demande-toi :

  • Est-ce vraiment bloquant ou je peux commencer sans ?
  • Est-ce que je peux l’apprendre EN faisant ?

Identifie UNE chose que tu peux faire MAINTENANT, même sans être « prête ».

2. La question magique

Prends ton projet en mode « je ne suis pas prêt·e ». Pose-toi cette question :

« Et si j’étais déjà prêt·e… qu’est-ce que je ferais MAINTENANT ? »

Écris la réponse. Puis fais exactement ça. Même avec la trouille.

3. La version 0.1 ultra moche (en 2 h max)

Choisis un projet que tu repousses. Donne-toi 2 h chrono pour créer une version 0.1.

Règle absolue : timer lancé. Au bout de 2 h, tu t’arrêtes. Même si c’est moche. Et tu admires ta merveilleuse V0.1.

C'est parti pour ma version bêta !

Je suis en train de développer un accompagnement pour aider les entrepreneur·es à mettre le doigt sur ce qui les rend unique, travailler leur positionnement afin de mieux se démarquer !

Ma méthode s’appelle le Kick (car c’est le K du Mocko, héhé).

Ça se passe en 4 semaines, 4 niveaux, 4 boss à affronter !

(eh oui ! C’était pour ça la landing page en pixel art !)

Chaque niveau est un atelier de créativité de 2 h en tête-à-tête (visio ou présentiel)  avec moi, entièrement conçu pour l’expérience. Vous avez accès à une plateforme gamifiée et à un livrable à chaque étape.

Je suis donc à la recherche de freelances/solopreneurs intéressé·es pour tester en version bêta et me faire des retours, à un tarif préférentiel.

Si cela t’intéresse, n’hésite pas à me répondre en retour de mail pour plus d’infos complémentaires ou à partager ! (5 places disponibles)

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